Charlie_Hebdo_N_1

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dimanche 27 juillet 2008 (23h21)

Siné : Val fan culo !

par Renaud Chenu

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Ceux qui connaissent l’ambiance dans les locaux de la rue Turbigo se marrent en lisant ça. On se fait chier à Charlie. Pour y avoir traîné un peu à l’occasion de recherches universitaires, la seule fois où j’ai entendu rire toutes les personnes présentes, c’était à l’occasion du nouvel an Chinois fêté à Paris. En voyant une troupe de Dragons dans la rue de Turbigo, une petite fille s’est mise à pleurer et hurler. Un journaliste présent se fendit d’une répartie salace « Pourtant, Val n’est pas là », en référence à l’affaire de pédophilie qui a mené Font, l’ancien compagnon de scène de Val, en prison. Le patron n’était pas là, les salariés se lâchent, ça détend... Charlie est une boîte comme les autres. Avec ses tensions, ses clans, ses jalousies, le chef, sa cour, ceux qui résistent et les balances. Nous étions deux, on compilait des infos pour notre mémoire de maîtrise avec un pote. On avait 21 ans, on croyait en Charlie Hebdo, pour nous ce canard était un mythe. On a halluciné, on a découvert l’envers du décor fade, chiant, puant. A Charlie on ne se marre pas. L’ambiance y est juste une ambiance de merde.

Au 44, rue de Turbigo, on est chez Val. C’est son journal, sa propriété, sa chose. Pourquoi pas, personne n’est obligé d’acheter ce canard. Sauf que... De la même manière que Bonaparte s’est appuyé sur les acquis de la révolution pour mieux la travestir en salope impériale, Philippe Val s’est appuyé sur un titre glorieux, une histoire magnifique, pour en faire un brouet et détourner l’histoire à son avantage. Après avoir claqué la porte de La Grosse Bertha1, Val, Cabu, Cavanna, Wolinsky, Siné et d’autres se retrouvent dans un bar et décident de fonder un nouveau canard. Cavanna prend la parole pour dire que le titre Charlie Hebdo est libre. Ainsi est décidé de relancer le titre disparu dix ans plus tôt. Mignon, non ? Ca ressemble à un conte de fée, où tout se termine bien à la fin... Il était une fois, gna gna gna, et ils vécurent heureux. A y regarder de plus près, l’histoire est moins rose.

(...)

Siné, on l’aime parce que c’est un type bien. Toi, on te conchie, car ce que tu as fait est tristement dégueulasse.

Charlie Hebdo est mort, Vive Siné !

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Lancement de la Grosse Bertha 1991
envoyé par Strips-Journal

Durée : 02:50 Pris le : 02 juin 2008

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Pétition pour soutenir Siné lire_la_suite78 http://www.gloupgloup.be/

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